Oasis Au printemps 1994 et suite à la percée de leur premier single « Supersonic » qui les ont propulsés en tête des hits parade, le groupe sort son premier album Definitely Maybe. 150 000 exemplaires vendus en trois jours, le disque le plus vendu de l’histoire musicale britannique ! Au mois de décembre de la même année, ils enregistrent leur single « Whatever » et triomphent avec 350 000 exemplaires ! En 95, changement de batteur mais pas de résultats : leur deuxième album (What’s the Story) Morning Glory ? connaît un succès mondiale avec près de 18 millions d’exemplaires écoulés et bat au royaume de Sa Majesté, le précédent record détenu par Bad de Michael Jackson ! C’est de ce deuxième album que sera tiré le fameux titre « Wonderwall », élu « meilleure chanson britannique de tous les temps » par les éditeurs de Virgin Radio en 1995. En 1997, c’est au tour de leur troisième album de connaître le succès. Be Here Now atteindra les 7 millions de copies. Les concerts ne sont pas en reste : du 10 au 11 août 1996, à Knebworth Park (là où Frank Zappa, Pink Floyd et autres Deep Purple s’étaient déjà produits) Oasis réuni 250 000 personnes !
L’attitude ensuite. Cela s’annonce déjà gratiné début 1994, quand Liam et Noel Gallagher s’apprête à faire la première partie de The Verve à Amsterdam. A bord du ferry qui les conduit en Hollande, le groupe déclenche une bagarre générale digne des plus beaux westerns spaghettis et se voit interdit de poser pied à terre. Oasis fait demi tour et en profite pour commencer à bosser sur leur premier album. Après, ça dégénère sérieux. Lors de leur première tournée américaine à Los Angeles en automne 1994, Noel se fait la malle avec la recette des concerts et part en sucette. On le retrouvera vers San Francisco, le crâne rasé et les yeux dans le vague. Un an plus tard, au mois de mai c’est encore pire. Alors qu’ils sont en train d’enregistrer à Rockfield au Pays de Galles, Liam débarque un soir dans les studios avec une bande d’ivrognes rencontrés quelques heures avant dans des bars du coin et Noel surprend quelques énergumènes s’essayant à jouer « jeux interdits » sur des guitares à 10 000 £ pièce ! « Là, les deux frangins pètent tout, déclare leur guitariste Bonehead. Ils démolissent la cuisine, arrachent les portes de leurs gonds, se déchirent les vêtements, retournent le frigo, se cognent dessus avec une batte de cricket ! ». Liam s’en sort avec « juste » un bras cassé. Charmant. De toute façon, les groupes british ont toujours eu un taux d’alcoolémie au-dessus de la normale. Le problème c’est qu’entre hooliganisme de base et dandysme pop la frontière est parfois mince…faites attention où vous mettez les pieds.